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Lundi 21 mars 2011 1 21 /03 /Mars /2011 08:15

Le secretaire général de la ligue Arabe , l'egyptien Amr Moussa a condamné au nom de son organisation les frappes aériennes contre la lybie de la part des forces occidentales coalisées . Ces frapes ont demarré 48 heures après le vote de la resolution du conseil de securité des Nations Unies qui donne l'autorisation d'utiliser "tous les moyens pour empecher et arreter les exactions contre les civils lybiens par l'armée fidèle à Kadafi "

 

Reaction hypocrite de la part de cette organisation . Au mieux signe d'une naiveté . La France et les forces occidentales n'avaient pas pourtant caché les motivations de cette expedition punitive contre le regime lybien

 

 

 

Par Mondoha Said Youssouf
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Vendredi 19 mars 2010 5 19 /03 /Mars /2010 11:26
Publié le 18/03/2010 à 23:53 par inoussa
 Auteur: Alain Fogriot Source: Malango « Quiconque sera surpris en train de gribouiller sur les murs, sera fusillé ! » La redoutable mise en garde est d'Issoim Dossar, commandant régional de la gendarmerie comorienne à Anjouan. Elle est adressée à des opposants au régime du président Ahmed Abdallah Sambi. Mardi dernier, les dénommés Saïd Ali Bacar, alias Astuce, et un certain Amir Mitterand, natifs de Mutsamudu, ainsi que l'ex-député Moustadrane, de Sima, ont été convoqués par le capitaine Issoim Dossar, commandant régional de la gendarmerie à Ndzouani. L'objet de leur convocation [on parle bien d' « objet », et non de « motif »], d'après le récit de l'un d'eux, était « une mise en garde contre d'éventuels actes de trouble à l'ordre public, à l'image de ceux commis récemment à Mohéli et en Grande-Comore, dont ils pourraient éventuellement être derrière ». S'adressant particulièrement à l'ex-député, il lui aurait reproché d'être « le bras armé sur l'île d'un homme qui a récemment menacé le président Sambi ». M. Moustadrane assume, au niveau d'Anjouan, la fonction de secrétaire régional de la Convention pour le Renouveau des Comores, le parti de l'ex-président Assoumani Azali. Et rappelons que le colonel Azali s'est, de facto, désigné comme ennemi numéro un du régime depuis qu'il est monté au créneau pour dénoncer le projet du président Sambi de vouloir se maintenir au pouvoir au-delà de son mandat légal. L'un des hommes interpellés et qui s'est confié à nous s'est dit « persuadé que le capitaine n'avait aucun autre grief à leur faire, à part qu'ils étaient de l'opposition ». Mais, aux yeux du gendarme, porter une telle étiquette vaut la pendaison. Dans un élan de colère sincère, il aurait averti : « Je garde bien un œil sur vous et sachez que j'ai donné l'ordre à mes hommes de fusiller quiconque sera surpris en train de salir des murs avec des écrits diffamatoires! » Déjà, à partir d'une certaine heure le soir, il est déconseillé de circuler à Mutsamudu (de même qu'ailleurs), sans être muni de sa carte d'identité. C'était, au départ, une mesure recommandée par les autorités de l'île dans l'objectif de limiter la circulation des mineurs le soir. Mais celle-ci est mise à profit actuellement pour appréhender tous ceux dont le visage et les manières inspirent méfiance au régime. C'est ainsi que les habitants de la capitale anjouanaise vivent en ce moment un couvre-feu qu'ils se sont machinalement imposé, car il est fréquent d'être arrêté, importuné, voire même torturé pour, officiellement, non port de pièce d'identité. C'est de même ainsi que Saïd Allaoui, un habitant de Moya, est arrêté devant chez lui le soir du jeudi, et conduit à la gendarmerie de Mutsamudu où il a passé toute la nuit sous les verrous, sans savoir exactement pourquoi. « Au poste de gendarmerie, je n'ai pas été officiellement informé du motif de mon arrestation. Un gendarme m'a cependant expliqué que c'était à cause de mes conversations téléphoniques avec l'ex-président mohélien, Saïd Fazul. Il est vrai qu'on s'appelle souvent, mais je ne vois pas ce qu'on s'est dit de suspicieux. Et, surtout, je ne sais pas comment la gendarmerie s'est mise au courant de mes conversations privées. » Retour à la case Bacar ? Cette dernière interrogation du témoin espionné confirme un bruit qui court sur l'île depuis un certain temps, à savoir que les téléphones de certaines personnes [des opposants, pour dire la vérité] au « comportement suspect » sont actuellement sur écoute. C'est, convenons-en, un privilège qui avait cruellement manqué à l'ex-régime rebelle du colonel Bacar, lequel s'était contenté de ses « sharkwetse » [terme familier du dialecte anjouanais signifiant « mouchard »] pour tenir en laisse ses adversaires politiques. On s'étonne cependant d'apprendre que c'est le capitaine Dossar, qui devient l'initiateur d'une répression policière, à propos de laquelle il a toujours affiché son opposition. Savourez cette belle phrase de sa déclaration devant les médias, le lendemain de sa nomination à la tête de la gendarmerie de l'île, il y a quatre mois : « Je m'attache à l'idée d'une gendarmerie qui éduque la population, et non pas une dont le seul rôle serait la répression ». On y avait cru. A plus forte raison quand, quelques jours plus tard, alors qu'il faisait face, à Pagé, à son premier contact musclé avec cette population (contact dû à l'agression de gendarmes dans ce quartier), l'homme s'était dit «attristé par la tournure qu'avaient pris les événements », et s'était excusé auprès des anjouanais, à la télévision. Mais, revenons aux trois suspects du capitaine, particulièrement à l'un d'eux, « Astuce ». Son cas pourrait prêter à sourire. L'homme avait été élevé au rang de Chevalier de l'Ordre du Croissant Vert comorien par le président Sambi, « pour services rendus à la Nation », à l'occasion du premier six juillet [fête de l'Indépendance comorienne] fêté en 2006 à Anjouan par le président Sambi. Astuce, jadis porte-drapeau d'une opposition anjouanaise préfabriquée pendant la crise séparatiste, avait pris part activement aux négociations inter comoriennes qui ont abouti aux Accords de Fomboni de 2001. Et c'est sans doute pour honorer ce titre que ce moniteur en éducation physique a du mal à taire sa déception dans ce contexte où les fameux Accords apparaissent « caducs » [ils sont ainsi qualifiés par le ministre comorien des Relations Extérieures, Ahmed Djaanfar] au goût du pouvoir en place. Et ainsi, ce qui a contribué à élever un homme au rang de chevalier hier, constitue aujourd'hui pour lui un motif de condamnation. Sans doute, Astuce apprend mieux aujourd'hui que toute médaille, fût-elle de l'Ordre du Croissant Vert, a son revers. * Titre original de l'article: Comores – Anjouan : les méthodes policières refont surface Ecrire un commentaire Indignation de la FCDH à MohéliPublié le 18/03/2010 à 19:18 par inoussa Témoignages poignants « Alors que je rentrais chez moi dans l’après midi du 17 mars, des gendarmes parlant le shiganzidja, m’ont brutalement arrêté. Un d’entre eux m’a pointé son arme de guerre. J’ai reçu plusieurs coups de godasse au niveau de la hanche et des cotés du ventre puis jeté comme un sac de riz dans leur véhicule malgré les mise en garde que je leur ai fait sur ma grossesse précieuse après quatre ans de mariage et plusieurs millions dépensés pour des voyages à l’extérieur. Finalement j’ai perdu ce que devait mon premier enfant. Nafissat Abdoulhaffarou, 38 ans, Bangoma-Mohéli Une plainte pour coups et blessures a été déposée au parquet de Fomboni par la famille du jeune Adaïne Attoumane. Celui-ci souffrant de problèmes cardiaques depuis plusieurs mois et après un séjour médical à Daressalame où il doit repartir incessamment toujours pour soin, vit pratiquement alité à Fomboni chez le nommé Djabar Ambidi. Dans l’après midi du mercredi 17 mars 2010 trois soldats de la Force Comorienne de Défense dont le nommé Naouirou et un surnommé Kouloulou se sont introduits chez Mr Ambidi et ont fait subir plusieurs mauvais traitements dont plusieurs coups et emmené au camp militaire. FONDATION COMORIENNE DES DROITS DE L’HOMME Section de Mohéli : Fomboni Salamani Communiqué du Quai d'Orsay Toute personne n’ayant pas de raison impérieuse - familiale ou professionnelle - de se rendre à Mohéli est invitée à s’abstenir de s’y rendre dans les prochains jours, en raison de la situation très tendue dans cette île.
Par Mondoha Said Youssouf - Publié dans : Tortures et sevices
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Jeudi 18 mars 2010 4 18 /03 /Mars /2010 11:29

tortures-a-Moheli.png
La Fondation Comorienne des Droits de l’Homme fidèle à sa tradition apolitique,
La Fondation Comorienne des Droits de l’Homme fidèle à sa tradition de défenseur des libertés démocratiques,
Tout en condamnant encore une fois les actes de violence du 4 mars 2010,
Tout en reconnaissant le droit à tout état et gouvernement de prendre des mesures préventives pour assurer l’ordre public notamment en ce qui concerne la sécurité des personnes et des biens,
La Fondation Comorienne des Droits de l’Homme est préoccupée par l’état d’exception de fait en vigueur en Île Autonome de Mohéli et ce sans qu’aucun acte officiel en dehors des interdictions de manifester du Ministère de l’Intérieur ne soit signé par l’autorité compétente et selon la procédure habituelle en ce sens comme l’exige notre loi fondamentale.


La Fondation Comorienne des Droits de l’Homme condamne avec la plus grande vigueur l’interdiction faite à l’opposition politique de tenir une réunion publique le 17 mars 2010 à la Place de l’Indépendance de Fomboni. Ceci est une entrave grave au droit d’expression et de réunion. Les événements du 4 mars 2010 ne doivent en aucun cas servir de prétexte pour faire reculer les libertés démocratiques dans notre pays.

La Fondation Comorienne des Droits de l’Homme met en garde l’état major de l’Armée Nationale de Développement et les autorités étatiques sur l’utilisation des éléments Forces Comoriennes de Défense pour des opérations préventives ou de maintien de l’ordre. Nous tenons à rappeler que la FCD n’a pas pour mission de maintenir l’ordre. Tout dérapage par ces éléments de la FCD dont certains sont identifiés pour leur participation active à la « casse » de Sima, incombera de la responsabilité individuelle et civile des membres de l’état major et du gouvernement.

La Fondation Comorienne des Droits de l’Homme estime que les patrouilles de militaires casqués et armes de guerre à la main patrouillant à longueur de journée à bord de camionnettes, donnent l’image des Comores un pays en état de guerre. Elle appelle un retour de militaires dans leurs casernes pour leurs missions habituelles.
La Fondation Comorienne des Droits de l’Homme appelle au dialogue pour la résolution d’une crise qui est non seulement politique mais aussi sociale, identitaire et de confiance.


La Fondation Comiorienne des Droits de l’Homme appelle la Communauté Internationale à user de son poids et influence pour amener à la table de négociation toutes les partis prenantes à la dite crise avant que ne se produise l’irréparable.
Fait à Fomboni le 17 mars 2010

 





Par Mondoha Said Youssouf - Publié dans : Tortures et sevices
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Dimanche 14 mars 2010 7 14 /03 /Mars /2010 08:03
Correspondance particulière - Moroni. Quelques heures après la publication de la note du chef d’Etat-major de l’armée nationale (voir notre précédent post), le ministre de l’Intérieur Barwane et Said Abdallah Cheikh Soilih sont montés au créneau, sur la chaine Crtv et « au nom des Moroniens » pour défendre les « milices » de la capitale et écorner au passage le Général Salimou.

Selon plusieurs témoignages, ces milices sont constituées d’anciens membres de l’ex-GP (Garde présidentielle) à la solde du directeur général des douanes. « Ils sont dangereux ; ils ont torturé à Mohéli et se sont déjà illustrés à Moroni en cassant la grève des enseignants, la manifestation des élèves et étudiants, par la délation et des arrestations arbitraires » indique une source de Moroni.

Pour rappel, le conseiller Farouk a été arrêté pour avoir appelé l’opposition à créer, chacun dans son village, sa propre milice «si c’est ce que veut le Président ».

Plusieurs personnes s’indignent de l’attitude du ministre de l’Intérieur qui, au lieu de soutenir l’armée nationale pour dissoudre cette police parallèle, a décidé de prendre le parti des milices. Agit-il au nom de l'Etat ou à celui de ressortissant de la capitale? Ses intérêts chauvins et autres calculs politiciens sont-ils supériers à l'intérêt de la nation entière?
Par Mondoha Said Youssouf
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Dimanche 14 mars 2010 7 14 /03 /Mars /2010 08:01
Patrouilles et maintien de l’ordre avec des éléments externes á nos formations

Dans le cadre des missions en objet que vous exécutez, il apparait qu’il vous arrive d’associer des civils avec lesquels vous montez parfois á bord des mêmes véhicules, cautionnant ainsi des individus non investis d’aucune mission de police judiciaire ou administrative, c’est á dire tout simplement des milices. Si tel est le cas, une telle attitude déshonore notre institution en même temps qu’elle lui enlève d’ailleurs sa raison d’être.

Une telle association crée également une confusion au niveau des missions qui nous sont assignées qui nous distinguent des autres.

En dehors du partage de renseignement avec eux ou d’informations de nature á faciliter notre travail, je vous interdis formellement de travailler conjointement avec de telles milices.

Je vous interdis d’embarquer avec eux dans les mêmes véhicules et/ou de mettre á leur disposition les moyens de l’Armée Nationale de Développement.

Autrement, nous risquons gravement d’être associés à tort ou á raison aux règlements de compte, abus et malversation auxquelles de telles milices pourraient se livrer.

Le Général de Brigade SALIMOU Mohamed Amiri
Par Mondoha Said Youssouf
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